Musée d’Art occidental Tokyo
1954 - 1957,
JAPON
Photos Olivier Martin-Gambier 2006 - Source : La Fondation Le Corbusier
 
La collection (peinture et sculpture) qui appartenait à Kojiro MATSUKATA (1865-1950), un homme d’affaire japonais, avait été confisquée par le gouvernement français après la seconde guerre mondiale.
Apres des pourparlers, elle est restituée en 1953 par la France au gouvernement japonais, celui-ci ayant accepté d’abriter cette collection dans un nouveau bâtiment destiné à faire connaître d’une manière scientifique au people japonais l’évolution passée, actuelle et future de l’art occidental.
 
Le Musée National des Beaux-arts de l’Occident (l’établissement principal) (le bien) est un équipement de musée construit dans le parc de Ueno Onshi Koen qui répond bien à cette condition. La collection de MATSUKATA a été constituée dans les années 1920 à Paris. Elle comprend des tableaux, des sculptures mais aussi des objets d’art décoratifs, des estampes Ukyoe. La collection a été considérée comme prise de guerre et confisquée à son propriétaire par l’Etat français à l’arrêt des hostilités. A l’occasion du traité de paix de San Francisco en 1951, les négociations pour le retour de la collection au Japon ont commencé et ont abouti en 1953. La condition de ce retour était la mise en exposition de ces 370 œuvres (peintures, dessins et sculptures) dans un musée dédié.

 

Visites

Parc Eno
Ueno-Koen 7-7
Taito-Ku
TOKYO

Japon

    

Contact : tél. + 81 3 38 28 51 31
Email: admin@nmwa.go.jp
Site internet: http://www.nmwa.go.jp/en/index.html

 

 

 

 

 

 

Conception et construction
Le Corbusier a été choisi pour la conception de ce nouveau musée consacré exclusivement à l’exposition des œuvres de la collection MATSUKATA restituée par la France. Les architectes Junzo SAKAKURA (1904-1969), Kunio MAYEKAWA (1905-1986), et Takamasa YOSHIZAKA (1917-1980), ont été les assistants de Le Corbusier pour l’établissement des plans d’exécution et le suivi de chantier. Le démarrage du chantier a eu lieu en mars 1958 et l’achèvement en mars 1959. Ce bien est une construction à deux niveaux avec une partie à trois niveaux (rez-chaussée+1er étage+mezzanine) et un niveau de sous-sol. La structure du bien est en béton armé avec une toiture terrasse.

La forme du plan dessinée par les 6 travées de poteaux est un carré de 6x6.

Le centre du bâtiment est occupe par un vide toute hauteur éclairé par des lanterneaux : c’est la grande salle dite du 19ème siècle. Autour de cette grande salle, on trouve : en rez-de-chaussée le hall d’entrée et les zones de services ; et au 1er étage des salles d’exposition dont les mezzanines forment un svastika autour de la grande salle centrale.

 

Ces mezzanines, dont les parties supérieures émergent de la toiture terrasse, reçoivent la lumière zénithale et jouent ainsi le rôle de lanterneaux pour les salles d’expositions du 1er étage et pour la grande salle du 19ème siècle. On entre dans le musée au niveau du rez-de-chaussée, à travers les pilotis et on est dirige vers la grande salle du 19ème siècle inondée de lumière naturelle.Ensuite la rampe située au Nord dans la grande salle, permet d’accéder au 1er étage à la salle d’exposition suivante.

   

On poursuit la visite au 1er étage de salles en salles, en tournant autour du vide de la grande salle du 19eme siècle dans le sens des aiguilles d’une montre, guidé par la lumière des mezzanines-lanterneaux. Lorsque la visite se termine on est dirigé vers la rampe ou la sortie qui se trouve au niveau du 1er étage et qui débouche sur une terrasse et un escalier extérieurs.

 

Ce Musée National des Beaux-arts de l’Occident (l’établissement principal) (le bien) est la seule œuvre d’architecture au Japon que conçu Le Corbusier. Cet édifice avait une grande influence sur le domaine de l’architecture contemporaine du Japon. Il n’y a que trois musées réalisés par Le Corbusier dans le monde. Parmi eux, dans ce bien, émerge le plus une caractéristique architecturale de Le Corbusier, en particulier son concept de musée à croissance illimitée. Ce bien est également important comme le point départ de l’échange culturel franco-japonais après la seconde guerre mondiale.